Chine - Carnets de voyages | Digit'ars Fabrica

Chine - Carnets de voyages | Digit'ars Fabrica

Label « arts numériques » transversal à la programmation du Mundaneum, Digit’ars fabrica a pour objectif d’augmenter chacune des expositions temporaires présentées au Mundaneum, du potentiel d’évocation et de la force de frappe d’une ou de plusieurs oeuvres d’art numérique.

 

La Chine, cette lointaine contrée empreinte de mystère et entourée de légendes a, depuis toujours, été un objet de fascination pour les Occidentaux. Pendant plusieurs siècles, les seules sources d’informations qui nous viennent de cette terre restée longtemps inconnue géographiquement et culturellement, sont les récits de voyage. Mais qui sont ces voyageurs, quel fut leur expérience de la Chine et comment leurs témoignages ont-ils contribué à forger les imaginaires ? À travers les yeux de différents personnages tels que les marchands, les jésuites ou encore les industriels, l’exposition reviendra sur la découverte de l’Empire du Milieu par les Occidentaux du 16e au 20e siècle.

Dans le cadre des Digit’Ars Fabrica Transcultures et le Mundaneum s'associent afin de présenter un série d'artistes contemporains utilisant et/ou portant une critique sur les nouvelles technologies au travers de projets qui résonneront avec les différentes expositions du Mundaneum, et qui apporteront un regard actuel sur les différentes thématiques abordées. La première oeuvre choisie vous fera découvrir DISNOVATION.ORG, un groupe d'artistes qui offrira ici un regard singulier sur la Chine de la contrefaçon et la possibilité de faire écho à un versant contemporain de la vie en Chine au 21ème siècle, dialoguant ainsi avec l’objectif général de l’exposition tel que conçue par le Mundaneum et l’UMons à savoir, livrer le regard porté par nous occidentaux sur “l'Empire du milieu” du 16ème au 19ème siècle.

 

« Shanzhai Archeology »
DISNOVATION.ORG, Clément Renaud & Yuan Qu
Installation multimédia

L’innovation en matière de téléphonie mobile ne réside sans doute pas tant dans les derniers modèles d’iPhone que dans des productions de micro-compagnies chinoises à Shenzhen (où les iPhones sont également produits). Cette collection de téléphones chinois prend des formes aussi improbables que des fraises ou des voitures tout en intégrant des caractéristiques technologiques hors normes. Le téléphone Power Bank, par exemple, peut gérer trois cartes SIM en parallèle et dispose d’une batterie permettant de recharger toutes sortes d’appareils. D’autres ont un briquet intégré ou encore un rasoir électrique. Ce marché ne s’adresse pas tant aux consommateurs occidentaux qu’aux populations d’Afrique, d’Inde ou de Chine.

Tel un stand de vente typique, Shanzhai Archaeology présente une sélection de produits de ces mini-entreprises qui fusionnent copie / piratage / remix et compétences autodidactes pour développer de nouveaux produits en quelques semaines. Toutefois la culture du Shanzhai est menacée – pas tant par des conditions de travail misérables que par les efforts du gouvernement chinois afin de nettoyer une réputation de faussaire. Bien que souvent dénigrés pour leur mauvaise qualité, ces appareils extraordinaires posent un sérieux défi à l’hyper standardisation technologique occidentale.

Claire Hoffmann

 

DISNOVATION.ORG (groupe de travail basé à Paris, initié par Nicolas Maigret (Fr) et Maria Roszkowska Fr/Pl/Int.) se pose au croisement entre art contemporain, recherche et hacking. Les membres développent des situations d’interférence, de débat, et de spéculation visant à détourner l’idéologie de l’innovation afin de stimuler l’émergence de récits alternatifs. Ils ont récemment édité The Pirate Book, une anthologie sur le piratage de contenus culturels.

Maria Roszkowska : Graphiste polonaise installée à Paris, elle a été chercheuse associée à l’EnsadLab Paris. Entre 2010 et 2014, elle rejoint Intégral Ruedi Baur, un studio français de design graphique culturel. En 2013, elle a conçu et coordonné Do not Brand My Public Space! pour Lars Müller Publishers, une recherche de 3 ans sur la question des villes appliquant des stratégies de branding. Elle est l’auteure, avec Nicolas Maigret, de The Pirate Book.

Nicolas Maigret s’intéresse aux dispositifs numériques : l’intelligence artificielle, les algorithmes, les objets connectés, etc. Il tente de rendre tangibles des réalités qui restent cachées dans les interstices des technologies. Depuis une quinzaine d’années, il expose dans ses oeuvres solo ou collaboratives, le fonctionnement interne des médias, à travers une exploration de leurs dysfonctionnements, limites ou seuils d’échecs qu’il développe en œuvres immersives, ambiguës et critiques.

 

Digit’Ars Fabrica

Croisant différents regards sur les mutations sociétales et technologiques, diverses formes de recherche et de créativité, le Mundaneum et Transcultures ont choisi de mettre en lumière les projets d’artistes numériques en un lieu qui les invite au dialogue avec le monde de l'archive et l’Histoire... Les arts numériques offrent une opportunité sans pareil de mettre en perspective les questions de société qui animent le Mundaneum. Devenu musée de société au fil du temps, le Mundaneum fait dialoguer passé et présent, recyclant mémoire et prospective en clé de compréhension du présent. Tel un label "arts numériques" transversal à sa programmation, les Digit’Ars Fabrica augmenteront chacune des expositions temporaires du Mundaneum du potentiel d'évocation d’une ou plusieurs œuvres à dimension numérique.

 

Infos

  • 23.06 > 15.07
  • Mundaneum
  • Rue de Nimy 76 – 7000 Mons
  • 7 euros – 5 euros (tarif réduit)
  • mundaneum.org

 

*Digit’Ars Fabrica est un partenariat Transcultures/Mundaneum avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles (cellule arts numériques) et les Pépinières Européennes de Création.
*Shanzhai Archeology est une production DISNOVATION.ORG avec le soutien de : CNC Dicream, Design Trust, Le Cube Art3000, Institut français de Chine.